L’utilité des ateliers de photographie
Quand j’ai commencé la photographie, j’avais trois objectifs. Je voulais devenir un meilleur photographe ; je voulais apprendre à regarder autrement ; et je voulais rencontrer d’autres photographes. Le garçon modeste qui est en moi (il est quelque part) ne se faisait pas d’illusions. Je ne savais rien faire. Appareil allumé, réglages automatiques et appuyer sur le bouton.
Oui, d’accord, je dessinais beaucoup et la lumière y joue aussi un rôle. Mais ma connaissance de la photographie était vraiment quasi nulle. Je ne connaissais absolument personne non plus dans le monde de la photographie. Quasi personne, à part la photographe Miriam Rohde. Miriam m’a donné mon premier atelier, à la table de la cuisine. Comment cela marchait-il, en pratique, l’ISO et l’ouverture ? Il faut bien commencer quelque part.
Ensuite, je suis allé voir Evely Duis, qui m’a expliqué comment fonctionne un flash. Les bases de la lumière ajoutée. Je suis retourné une fois chez Evely, pour travailler plus précisément le flash avec une seule source. Je voulais savoir le faire sur place avec un minimum de matériel. Pour m’exercer avec un maximum de matériel, je suis entré chez Michiel Fischer. Jouer avec beaucoup de grandes lampes et de réflecteurs, j’y ai beaucoup appris ! À côté de mon travail commercial, je voulais en savoir plus sur ce monde passionnant de la photographie de rue. Cela allait plutôt bien avec mon 70-200mm, mais je voulais me rapprocher. L’atelier tout indiqué était évidemment celui de Fokko Muller. Et j’ai visité Paris sous l’œil de Valérie Jardin, dont j’ai également suivi l’atelier.
J’ai aussi suivi des ateliers en ligne, et plus j’en faisais, plus j’arrivais toujours à la même conclusion : les ateliers ouvrent votre monde. Le savoir, c’est agréable, mais les prises de conscience le sont davantage. Suivre des ateliers, c’est apprendre dans la pratique. Pour moi, l’utilité d’un atelier tient vraiment au fait de regarder faire les autres. Que fait au juste ce professeur ou cette professeure qui en a vu d’autres ? Comment regardent les autres participants, et quelles astuces puis-je emporter chez moi ? À vrai dire, le sujet ne m’importe même pas tant que cela ; j’ai aussi énormément appris quand je photographiais un coucher de soleil au bord de la mer, trépied planté.
À mes yeux, ce n’est pas l’atelier que vous suivez qui compte, mais ce que cet atelier fait de vous. Que ce soit en tête-à-tête ou en groupe. J’aime tellement les ateliers que je me suis mis à en donner. Je peux alors regarder sans gêne ce que font mes participants et étudier leur manière de manier leur appareil.
Mon plus grand rêve photographique est de pouvoir toujours continuer à suivre et à donner des ateliers, que ce soit en mentorat ou en groupe. La forme m’importe peu. Continuer à apprendre. Dans n’importe quel cadre. En continuant ainsi, je suis sûr de me rapprocher de mes trois objectifs. Je continue à m’améliorer, moi et ma photographie, j’apprends chaque fois à regarder autrement et, mon Dieu, quel plaisir de rencontrer d’autres photographes !
Alors si vous hésitez encore pour cet atelier, réservez-le tout simplement. Je vous garantis que vous n’en deviendrez jamais un moins bon photographe !
Outre Wijchen, Utrecht, Anvers, Nimègue, Paris et Londres, je donne aussi des ateliers de photographie de rue sur demande à Prague, Zürich, Rotterdam, Eindhoven, Maastricht, Middelbourg et Hambourg. Pas encore de date au programme, mais cela vous intéresse quand même ? Faites-le-moi savoir. Vous préférez ne pas voyager toute une journée ? Un atelier photographie en une journée est peut-être davantage fait pour vous.
Cet article est d’abord paru dans Focus Magazine (le meilleur magazine photo des Pays-Bas), pour lequel j’ai eu le plaisir d’écrire une chronique dans chaque numéro en 2023 et 2024.